Zamparo Ugo - Photographe en Dordogne et en Charente

Séjour à Marseille et Cassis avec un appareil photo argentique

Comme beaucoup de photographes, j’imagine, j’ai toujours voulu me frotter à l’argentique. En effet, à part les bons vieux kodaks quand j’étais très jeune, je n’ai finalement connu que le numérique. J’ai profité de mon séjour à Marseille et dans les calanques de Cassis pour faire quelques images.

Du coup j’ai récupéré un vieil argentique familial. Pour être honnête, il va aller au recyclage car il est trèèèèèès difficilement utilisable.

Par conséquent :
– La mesure de l’exposition est inexistante.
– Je n’avais qu’une seule vitesse d’obturation : 1/90s.
– Je pouvais varier l’ouverture du diaphragme vu que ça se fait manuellement directement sur l’objectif.

Autant dire que je ne me suis pas facilité la tâche ! J’ai réussi à contourner tous ces problèmes mais j’ai été limité dans mes prises de vues.

Pour être honnête je suis ressorti mitigé de ces quelques jours avec mon appareil argentique. Mais c’est plus l’appareil en lui-même qui est en cause que l’univers de l’argentique.
– Très bon point, j’ai vraiment apprécié avoir un réflex compact et léger. Ça a vraiment changé de mon reflex numérique qui pèse un âne mort ! C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai un compact expert qui me suis partout. Mais bizarrement, ça ne remplacement pas un réflex.
– L’idée d’être limité dans ses prises de vues n’est pas un problème. Au pire on à plusieurs pellicules. Mais là où il y a une vraie évolution dans la prise de vue c’est qu’on ne prend qu’une seule photo de ce qu’on photographie (sauf loupé évident). Avec mon réflex, compact ou smartphone, on fait vite deux, trois voire 4 photos à la suite, avec un angle légèrement différent, expo différente, etc. Là c’est une photo et basta !
– La qualité du rendu : Je suis mitigé, cela dépend des images. Là je pense que c’est plus un problème de matériel. L’appareil et l’objectif doivent être de qualité moyenne (je n’ai pas creusé mes recherches), et couplé à leur âge, ça ne doit pas arranger les choses. Il n’y a qu’à voir toutes les marques sur la pellicule. Quand on est habitué à des reflex à haute définition + optiques de grande qualité, le retour du bâton est assez dur ! Paradoxalement, j’aime bien le rendu de certaines photos comparativement à leur équivalent argentique. Il faut aussi que j’essaye d’autres pellicules pour avoir d’autres rendu qui me correspondraient sans doute mieux.
– Qui dit pellicule, dit choix unique : soit on est en noir et blanc soit on est en couleur. Il en est de même pour la sensibilité de la pellicule. Donc soit on à une “péloche” de journée, soit une de soirée. Fait ton choix camarade ! Et sur ce point, venant du numérique, c’est assez dur à vivre !

En écrivant cet article, je me rends compte que le bilan est plutôt bon. Est-ce que je recommencerai ? Je dis pourquoi pas, mais clairement pas avec mon matériel actuel.
Allez, je vous laisse avec ma petite série issue de mon séjour à Marseille mais surtout dans les calanques de cassis. J’ai volontairement laissé la vue de la pellicule pour le fun.

Place aux images (cliquez pour voir en grand)

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